Pierre Meur

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Pierre Meur

Message  Pierre Meur le Mar 29 Juil - 3:06

Ainsi ceci ce sujet sera mon carnet de bord pour sur ce forum. Une sorte d'extension de moi-même jetée en pâture aux membres présents et futurs de ce forum. Et bien soit, je veux bien me livrer à cet exercice.

Pierre Meur est ma véritable identité. Âgé de 53 ans, je vis dans une commune qui entoure la région Bruxelloise, dans ce fameux BHV qui représente le stigmate de la déchirure des belges.

Je suis sur Internet, depuis la première heure. J'ai participé et même créé plusieurs forums sur Internet. La communication est difficile. J'en suis même arrivé à penser qu'elle est impossible en ces lieux où s'exercent à l'insulte les nouveaux samouraïs barbares.

J'ai eu bien des pseudos. Je suis convaincu que c'est cette facilité à se créer un profil anonyme qui est à la base des dérives de la communication sur Internet, car comment ne pas se lâcher la bride quand l'anonymat relatif est si facile.

Que suis-je ? Je suis un libre-penseur et un humaniste. Je refuse tout autre étiquette parce que celles-ci nous enferment plus qu'elles nous libèrent. La libre-pensée est née de l'affrontement de l'ordre clérical oppressif et des intellectuels de la société civile qui aspiraient à la simple expression dans un cadre qui ne soit plus imposé et convenu. Elle a proposé le déisme pour l'opposer au théisme qui était la marque de l'oppression de l'époque. Sa plus grande victoire a été la laïcité qui avant d'être une institution a été la marque philosophiques des libres-penseurs. Aujourd'hui, à travers son institution son esprit philosophique a été bafoué. Elle n'est plus un lien entre les hommes, elle est devenu une nouvelle radicalisation communautaire, un nouveau rejet des différences entre les hommes. Comment même ne pas parler d'un appel à la ségrégation, voire parfois à un racisme qui ne dit pas son nom.

Plus qu'athée, je suis agnostique. Je ne crois pas parce que ce que l'on me demande de croire n'est pas défini ou alors d'une façon tellement simpliste qu'il en est risible. Cela renvoie dos à dos croyants et athées. Les uns prêts à croire n'importe quoi et les autres refusant de croire à un concept qu'ils n'ont même pas imaginer. Il y a eu de grands croyants, et il y eu de grands athées. Aujourd'hui, il y a beaucoup de croyants et d'athées médiocres. L'existence de ces grands penseurs de jadis, croyants ou non, prouve à elle seule que la pensée libère quand elle se veut libre de toute soumission non seulement aux autres, mais également à soi.

Aujourd'hui la pensée s'enferme dans de nouveaux carcans. On est de gauche ou de droite dit-on. Mais qui comprend encore ce qui signifie ces termes de gauche et de droite ? La droite est le mouvement libéral qui veut libérer l'individu estimant qu'il n'a aucun compte à rendre. La gauche est ce mouvement qui inscrit l'individu dans son rôle social afin d'assurer à chacun la qualité de vie minimum, et celle-ci assurée de faire progresser cette qualité de vie. Que reste-t-il de l'idéal socialiste ? Une coquille vide où s'agitent des politiciens dont le carriérisme dénonce leur vue libérale (au sens péjoratif du terme).

Je suis plutôt de gauche parce que j'estime que l'unité de l'humanité n'est pas l'individu, mais la famille qui représente l'inscription minimale de l'individu dans la communauté des hommes. Qu'est-ce qu'un individu ? D'abord un enfant couvé par ses parents, sur la fin un vieillard tout aussi dépendant de sa progéniture qu'elle le fut de lui. Entre les deux un adulte dans la force de l'âge qui se doit aux deux cités précédents. Dans le confort de la vie moderne, on a un peu trop oublié l'importance de la chaîne des générations. Chacun regarde son nombril en pensant que c'est autour de celui-ci que gravite l'univers.

La famille est bien cette unité sur laquelle est basée l'humanité. Le nier, c'est nier la fragilité de l'enfant ainsi que l'espérance et la promesse d'avenir dont l'investissent ses parents. Le sens de la vie n'est pas dans un individualisme qui se croirait immortel, le sens de la vie est dans la relation à l'autre parce qu'elle est inévitable, qu'elle exige de respecter le principe de réciprocité tel qu'il est énoncé dans le premier article de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme qui pérennise cette relation à travers l'espace et le temps, parce qu'en fin de compte, c'est le progrès de l'humanité qui rend l'homme immortel.

Ce n'est pas tant dans les grandes réalisations que se trouve l'honneur de l'homme, c'est dans les petits pas qu'il fait dans la bonne direction. C'est dans l'alliance qu'il propose à l'autre pour faire de l'union de deux faiblesses, une force solidaire plus grande, et donc une moindre dépense d'énergie. L'énergie est la définition de l'univers. C'est une incohérence de la gaspiller dans la division. Pire, c'est une utopie de croire à l'avenir de l'homme dans la désalliance.

L'humanité est une et indivisible, inscrite dans un univers un et indivisible. Il y a une parole de la Bible qui dit : "Tu es poussière, et tu retourneras à la poussière". Aucun scientifique rationaliste n'a jamais dit le contraire. Comme quoi la pensée d'un homme doit viser à être celle de tous les hommes. C'est tout le mal que je souhaite au forum Synergie.

Pierre Meur
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