La Wallonie rattachée à la France ? Et la question linguistique belge

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La Wallonie rattachée à la France ? Et la question linguistique belge

Message  Pierre Meur le Ven 1 Aoû - 13:09

Publié dans le forum de Marianne

Je ne suis pas surpris que les français de ce forum (celui de Marianne) soient si peu solidaires de ce qui arrive à une autre communauté francophone. C'est bien dans l'esprit des français qui pensent encore être le sel intellectuel de la terre.

La Belgique avait échappé à cet état d'esprit et était encore connu jusqu'il y a peu comme étant un exemple dont l'expression "le compromis à la belge" était un véritable logo.

La Belgique éclate. C'est un fait. Est-ce de la faute des francophones ? De certains de leurs politiciens, sans doute. Ceux qui n'ont pas vu venir cette montée de la radicalisation en Flandre.

Concrètement, c'est quoi la Flandre politiquement ?

Une région dont le 2ème parti politique est un parti d'extrême droite du type du Front National qui représente 28% de la population. Les démocrates flamands ont bien tenté de le contenir en créant un cordon sanitaire. Mais rien n'y a fait. Le Vlaams Belang serait le premier parti de Flandre, si le CD&V ne s'était pas mis en Cartel avec un petit parti, la NVA, qui surfe sur la vague nationaliste. Vague nationaliste qui fait, bien entendu également partie, du programme du Vlaams Belang.

C'est grâce à ce fin calcul politique dont on notera l'opportunisme électoral que le CD&V est arrivé à la tête du pays. Le premier ministre belge devait donc sortir des rangs de ce parti. J'ai nommé M. Yves Leterme, dont les capacités politiques s'arrêtent à chanter la Marseillaise quand on lui demande de chanter la Brabançonne (lien)

Ce qu'il n'a pas compris, c'est qu'il est assez compliqué d'être Premier Ministre représentant tous les belges, quand son programme ne représentait que les seuls flamands, et que l'on est aux ordres de Bart De Wever (patron de la NVA).

Alors, qu'est-ce que l'on propose aux francophones belges minoritaires (40%) ? En clair, d'accepter toutes les revendications flamingantes. Peut-on négocier ? Oui, mais à condition de dire "oui" à tout. Si les francophones disent "oui, mais". Les flamingants nous disent que nous sommes de mauvaise volonté.

Croyez-vous que les francophones soient perçus comme belges par les flamingants ? Voici, ce que Bart De Wever déclarait ce matin sur les antennes de la RTBF à propos du droit des francophones de la périphérie bruxelloises (la majorité de la population) :

Bart De Wever a écrit:"Je pense qu'il n'y a pas de minorités en Flandre, il y a des immigrants qui doivent s'adapter. On demande ça des marocains, des turcs qui vient. On dit pas "Ah, vous êtes là. Vous êtes très nombreux donc l'arabe va devenir une langue officielle. C'est dingue ça".

Et oui, Monsieur De Wever, c'est dingue que des belges soient considérés comme des étrangers dans leur propre pays. J'ai voyagé en Espagne, et dans certaines parties de ce pays, l'allemand est presque la première langue. La réalité, c'est la langue parlée, pas la langue officielle.

Soyons sérieux. On voudrait que les francophones en flandre parlent le néerlandais, mais les flamands parlent-ils le néerlandais ? Que non, ils parlent le flamand. C'est-à-dire un ersatz de langue qui s'apparente vaguement au néerlandais, et qui change d'un village à l'autre. J'ai toujours vécu en Flandre, et je puis vous dire qu'un francophone y perdrait son latin. Les flamands comprennent le néerlandais, mais, sauf à de rares exceptions, ils ne le parlent pas. Ce n'est qu'une langue officielle qui n'est pratiquée que dans les formulaires.

C'est tellement vrai que sur la télévision publique flamande, lorsqu'un flamand est interviewé, il est sous-titré en néerlandais. Ca laisse rêveur, non ?

Est-ce que moi, francophone ayant passé toute ma vie en Flandre, je parle le néerlandais ? En fait, je me débrouille pas mal, et j'ai même chopé l'accent pour faire plus "authentique". Ai-je envie de m'y investir plus ? Ca me pose un problème. Si vous apprenez une langue, ce n'est pas seulement pour communiquer avec votre voisin ou pour acheter le pain, c'est aussi pour la qualité de sa culture. C'est bien là qu'est le hic.

C'est quoi la culture flamande ? Étant donné qu'il n'y a pas si longtemps que la flandre est sorti de sa paysannerie, les aspects culturels sont assez limités. Les flamands en sont conscients, et c'est bien pour cela qu'ils apprennent d'autres langues dont ils importent la culture. Mais alors, pourquoi s'investir dans une langue qui n'a pas de particularité culturelle en dehors justement de ses idiomes ? Faut vraiment être motivé. Il eut été plus intelligent d'imposer l'anglais comme seconde langue que le français (langue qui peut prétendre à un contenu culturel) ou le néerlandais (langue qui n'est pas celle des flamand et dont le retentissement international est plus que limité). Cela aurait permis aux deux communautés d'avoir une langue en commun, et d'en rajouter une à sa langue natale.

Vous ne trouvez pas qu'il y a comme un défaut dans ce que je viens de dire ? Et oui, beaucoup de flamands parlent le français (de moins en moins), donc ils parlent une seconde langue, en plus de la leur. Et le français est bien la première langue véhiculaire en Belgique, en compétition depuis une trentaine d'années avec l'anglais.

En fait, la Belgique ne souffre pas vraiment d'un problème linguistique. Elle soufre de la frustration des flamingants à parler une langue moribonde. Ils mettent sur le même plan la langue flamande (celle qu'ils parlent) et la langue française. Et franchement, il n'y a pas de comparaison possible. La langue flamande en dehors d'être anecdotique ne possède aucun atout. La langue néerlandaise peut-être, mais si vous allez aux Pays-bas, vous vous rendrez compte que tous les hollandais parlent également l'anglais et que le néerlandais est à usage purement local.

Alors, la richesse de la Flandre et la pauvreté de la Walonnie ? Elle est un fait qui est dû à l'industrialisation nouvelle de la Flandre par des capitaux qui furent d'abord francophones. Les gros moyens en Flandre étaient tenus par la bourgeoisie francophone. On peut gloser sans fin sur l'exploitation du peuple flamand par la bourgeoisie francophone, mais avant d'être francophone, cette exploitation était surtout le fait des bourgeois de l'époque. Elle n'a rien de typiquement francophone.

La Walonnie s'est appauvrie avec la fermeture des charbonnages et le vieillissement de son industrie. Les capitaux qui ne pratiquent pas la différenciation linguistique ont été voir ailleurs s'ils ne pouvaient pas mieux se rentabiliser. Ca ce sont les lois et les hasards de l'économie. Ca n'a rien à voir avec une capacité supposée des flamands et une paresse supposée des wallons.

En bref, la question linguistique n'intéressent que les flamingants. Les francophones ne se posaient même pas la question. Les francophones ne se sentent pas wallons, ils se sentent belges. Ce sont les flamingants qui se sentent flamands et qui ne veulent plus de la Belgique. Régulièrement, on les voit défiler sous nos fenêtres au cri de "Belgique crève !!"

Croyez-vous que j'ai envie de devenir Français ? Mais alors pas du tout. Je ne partage avec la France que la langue. Et s'il y a un fond commun pour les belges francophones et flamands (je ne parle pas des flamingants), c'est l'aversion de l'arrogance française par les belges francophones, et l'arrogance hollandaise par les flamands. C'est aussi un peu ce qui fait le ciment de la Belgique.

J'écris, entre-autres, dans des forums français parce que je suis francophone, mais je dénie totalement aux français actuels d'être les dignes héritiers de leur glorieux prédécesseurs. Les écrivains et les philosophes français doivent se retourner dans leur tombe devant l'incapacité de leurs rejetons à simplement pouvoir penser.

Il suffit de voir que rare sont les français dans les forums à pouvoir travailler à charge et à décharge. Il n'est pas étonnant que Sarkozy soit arriver au pouvoir. Il suffit de flatter les français dans le sens du poil, pour qu'ils se couchent et ouvrent les jambes. Quand à leur pseudo esprit révolutionnaire, ils ne savent que se révolter, et confondent la révolte et la révolution. Ils ignorent tout de la politique, et ils en sont encore bêtement au système binairement simplifié de l'alternance. C'est du plus haut grotesque.

C'est vraiment à regret que je deviendrais français. Vous pouvez m'agonir d'injures, cela ne changera rien à votre petit esprit franchouillard qui me fait souvent penser à l'esprit flamingant. Mais bon, il faut faire avec, comme on dit en Belgique. La France est belle, dommage qu'il y ait les français.

Allez bon, pas tous, c'est vrai. Il y encore les bretons, les chtis, les corses, les basques, etc :-)

J'ai bien aimé cette fin de post. En Belgique, on dit : "Il faut acheter les français pour ce qu'ils valent, et les revendre pour ce qu'ils croient valoir" :-)

Pierre Meur
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Re: La Wallonie rattachée à la France ? Et la question linguistique belge

Message  Pierre Meur le Sam 2 Aoû - 7:33

Le problème n'est pas d'apprendre le néerlandais, mais face à l'hystérie collective d'une bande de frustrés - je parle des flamingants, pas des flamands. Ces derniers sont mes amis - je ne parlerai que français à des gens qui voudraient m'imposer de ne leur parler qu'en néerlandais. D'ailleurs, je ne leur demande pas de me parler en français. Je considère que les flamingants salissent le français ou toute autre langue quand ils l'utilisent pour propager leur médiocrité.

Ces gens sont manipulés par des personnes qui s'appuient sur l'Histoire pour justifier leur combat malsain. Ils ressassent l'oppression du peuple flamand par les bourgeois francophones et y amalgament les francophones actuels. Face à leurs slogans volontairement malveillants, je leur demande souvent s'ils estiment que les allemands d'aujourd'hui sont les dignes héritiers des nazis d'hier. Je ne suis pas responsable de ce que des salauds francophones ont fait dans le passé, mais les flamingants actuels sont responsables de ce qu'ils font aujourd'hui.

Qui doit parler le néerlandais et qui doit parler le français ? Si on vit dans la Flandre profonde, il est tout à fait normal de ne connaître que le flamand. C'est pareil pour les francophones qui vivent à en Wallonie profonde. C'est sur la frontière linguistique que l'on peut s'interroger sur la nécessité de connaître l'autre langue.

Dans un pays où il n'y a pas la volonté de diviser le pays sur la langue, les choses se passeraient en douceur. C'est en créant des amitiés avec des voisins parlant l'autre langue que viendrait la motivation à la connaître mieux. On s'investit dans une langue parce que l'on a un intérêt à s'y investir, mais pas parce qu'on vous l'impose. C'est l'intransigeance d'un mouvement flamingant qui rebutent les francophones, pas leur prétendue incapacité à apprendre une nouvelle langue. On attire pas les mouches avec du vinaigre.

Je suis le premier à m'adresser en néerlandais à toute personne habitant ma commune, sachant pourtant que j'ai 85% de chance de tomber sur un francophone. Pourquoi ? Parce que je sais que mon interlocuteur, s'il est flamand, y sera sensible. C'est une marque de respect. Et les flamands vivants sur la frontière linguistique connaissent également le français. Alors, de la même manière, si la discussion se prolonge, ils continuent en français.

Le problème est bien plus important au niveau des politiciens que dans la population même. Ce sont surtout les politiciens qui exacerbent le problème. Ce sont eux qui ont scindé le pays. Est-il normal que les partis politiques soient doublés ? Est-on différemment socialiste si on est flamand ou francophone ? Est-il normal que vivant dans une commune à facilités, je ne puisse voter que pour une compilation de partis francophones si je veux que mes intérêts de francophone soient sauvegardés ?

En fait, avec le temps, le pays s'est divisé plus par la volonté des politiques que de la population. La population, elle, elle s'intéresse à son niveau de vie, à l'avenir de ses enfants, bref à des choses très pragmatiques.

Il est assez symptomatique de constater que le CD&V et le CDH qui sont les pendants sociaux chrétiens de chaque côté de la barrière linguistique sont ceux qui s'affrontent le plus. Les flamands et les francophones sont sensés être tous des êtres humains, et avoir donc les mêmes intérêts. Pourtant en Belgique, nous devons assumer une querelle linguistique en plus des autres soucis que pose la gestion d'un pays. C'est d'une stupidité navrante par le gaspillage d'énergie que cela suscite.

La faute à qui ? Il y a certainement plusieurs facteurs qui concourent dans l'histoire de Belgique, mais aujourd'hui, sans conteste, c'est à ce mouvement flamingant qui est né dans l'extrême droite et que les partis démocratiques relaient par opportunisme électoral. Cela va se terminer très mal, parce qu'en Flandre le Vlaams Belang, parti d'extrême droite reste malgré tout le premier parti, remisé en seconde place par la mise en cartel du CD&V et de la NVA (parti séparatiste et nationaliste flamand).

Il n'y a pas vraiment de parti d'extrême droite significatif en Walonnie ou à Bruxelles. Et ça c'est tout à la décharge des francophones dans cette affaire. Il y a bien le FDF avec son président compassé Olivier Maingain qui jette régulièrement de l'huile sur le feu, mais c'est un parti démocratique.

Que va-t-il se passer ? Les choses sont allées trop loin, et la poussée flamingante est intenable. Il y a grosso modo 60% de flamands et 40% de francophones. On assiste à l'influence croissante des noyaux durs et l'amincissement progressif des franges modérées. Il n'y a plus de dialogue. Les francophones ne peuvent plus rien concéder et les flamands veulent tout prendre, et en particulier Bruxelles qu'ils ont parfaitement ceinturés et qu'ils veulent étouffer s'ils ne peuvent pas l'avoir.

La séparation est déjà un fait dans les esprits. Tout se passe autour du protocole à suivre pour légitimer cette séparation. Les flamands qui ont le rapport de force en leur faveur vont tout faire pour en abuser. Les francophones ne peuvent compter que sur eux-mêmes et la solidarité européenne. La France, il ne faut pas trop y compter, ce forum en est l'exemple significatif.

Le seul espoir des francophones repose sur la présence de la commission européenne à Bruxelles. Il faudra bien, à un moment, que celle-ci réagisse, vu qu'elle est bien placée pour se rendre compte de ce qui se passe en Belgique. Ceci dit, l'influence de la commission européenne est limitée depuis ses échecs aux différents référendums. Elle fait le gros dos et cherche à redorer son blason. Elle se passerait bien de cette crise dans un des pays fondateurs de l'Union.

Que doivent faire les francophones ? Rien, et surtout ne pas céder aux provocations flamandes, car c'est bien là-dessus que comptent les flamands. La position est simple et avait déjà été exprimée il y a un an : "les francophones ne sont demandeurs de rien". Si les flamands veulent désossés le pays qu'ils le fassent et qu'ils en prennent la responsabilité pleine et entière devant l'histoire et le reste de l'Europe. Il faut qu'ils soient reconnus comme les agresseurs. La Wallonie et Bruxelles resterons dans l'Europe, les flamands n'auront qu'à aller se faire voir ailleurs et profiter du magot tant qu'il en restera. Mais ils ne devront se plaindre de leur image dans l'Europe qu'à eux-mêmes. Les agresseurs ce sont eux. La Flandre y perdra plus que ce qu'elle croit gagner aujourd'hui.

Ce sera dur pour les francophones, mais il faut tenir bon et ne pas agresser en retour les flamands, sinon nous perdrons notre statut de victime qui est notre seul atout vis à vis de l'Europe. La non-violence politique active est la seule voie pour les francophones. Ne pas porter de coup et ne pas collaborer. De toute manière, il n'y a plus rien à gagner, on peut juste espérer limiter les pertes, mais pas au prix de notre dignité.

C'est en septembre que cela se passera. Les flamands ont affirmé leurs exigences, les francophones affirmerons ce qu'ils ne veulent pas. Ce sera aux flamands d'en tirer les conclusions et d'agir en conséquence. Nous avons le bon droit pour nous, ils ont la force. L'Histoire jugera.

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Ils détruisent leur maison de leurs propres mains.

Message  Charlestone le Sam 6 Sep - 1:39

La langue ou le bilinguisme n'est qu'un prétexte pour les politiciens de la Flandres ou "les croisés opportunistes du nationalisme flamand" comme tu le dis si bien dans un de tes écris sur Lesoir.be, pour exprimer leur souhait d'une séparation. Aujourd'hui c'est la Belgique qui risque l'explosion ou l'implosion.
Aux quatre coins du plat pays, ce sont des dialectes locaux qu'on parle plus que le néerlandais. Et, c'est aussi vrai que le néerlandais n'a pas d'impact dans la cité ou dans le monde des affaires.
Pour un prétexte linguistique ou un autre, mais toujours pour se révolter contre le Wallingantisme de certains Wallons, les Flamingants ne savent pas encore que l'avenir de la Flandre sans la Wallonie est incertain ? En somme, nous avons affaire à deux extrêmes qui se déchirent en présence de la majorité en bon spectateur passif.
Leurs actions sont spontanées, guidées par la colère, non concertées et somme toute inoffensives.
Ils (les Wallingants et les Flamingants) oublient que les politiciens du système en place et des deux bords, ne se regardent que pour se dénigrer mais jamais pour s'unir pour une Belgique unique et indivisible. En fait, ils ne font que détruire leurs propres biens. La Belgique.
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Re: La Wallonie rattachée à la France ? Et la question linguistique belge

Message  Pierre Meur le Sam 6 Sep - 3:21

Charlestone a écrit:Pour un prétexte linguistique ou un autre, mais toujours pour se révolter contre le Wallingantisme de certains Wallons, les Flamingants ne savent pas encore que l'avenir de la Flandre sans la Wallonie est incertain ? En somme, nous avons affaire à deux extrêmes qui se déchirent en présence de la majorité en bon spectateur passif.

Je ne crois pas qu'il y ait un wallingantisme, autrement qu'anecdotique. Il peut advenir en réaction au flamingantisme, et c'est bien là-dessus que compte les flamingants. Ils veulent le rapport de force, parce que le rapport de force admet qu'il y a deux forces opposées dont un seul antagoniste peut sortir vainqueur. Quand on est le plus fort économiquement et au niveau de la population, on a intérêt au rapport de force. Et de manière inverse, quand est le plus faible, on y a pas intérêt. C'est pourquoi l'idée d'un mouvement wallingant actif est une idée aberrante.

Je ne me suis jamais senti "francophone" autrement que culturellement comme la toute grande majorité des francophones belges. Pour moi, cela n'a jamais été un combat politique. Je me sens belge avant d'être francophone. Ce sont les flamingants qui en font un combat politique. Beaucoup de flamands trouvent cela aussi ridicule, malheureusement ils sont de moins en moins nombreux car la propagande flamingante fait bien sont boulot, et tous les partis flamands, ainsi que la presse, sont maintenant gangrenés.

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