Une fois de plus la question se pose sur l'euthanasie

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Une fois de plus la question se pose sur l'euthanasie

Message  Rose le Jeu 14 Aoû - 23:35




Rémy, un jeune homme de 23 ans, lourdement handicapé, s'est suicidé dimanche à Valmondois (Val-d'Oise) après avoir reçu une réponse perçue comme négative de Nicolas Sarkozy à un courrier où il demandait qu'on lui "permette de mourir", un drame qui pose à nouveau la question de l'euthanasie.

Suite Ici

Quelle solution pour ces personnes en souffrance atteintes de maladie sans autre issue que la dégradation physique et morale et subissant d'atroces souffrances au point de réclamer le droit de mourir No
avatar
Rose
*

Nombre de messages : 37
Age : 56
Date d'inscription : 08/08/2008

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Questions

Message  Pierre Meur le Sam 16 Aoû - 18:31

- Remy pensait-il qu'il devait demander la permission à Nicolas Sarkozy de mourir ?
- Puisqu'il s'est suicidé sans l'aide de Sarkozy, quel était le but de cette requête ?
- Quel est la durée de vie pour que la mort soit acceptable ? Être dans les statistiques ?
- Y a-t-il un de nous qui échappera à la mort ?
- Si notre mort est déjà inscrite dans la centaine d'années à venir, est-ce que la mort est la solution pour soulager la souffrance ?
- Quelle est la différence entre la vie et la mort ?
- Avant que l'évidence de notre mort prochaine ne nous apparaissent, nous pensons-nous immortel ?
- Sommes-nous coupable de mettre des enfants au monde, puisque, ce faisant, nous les condamnons à mort ?
- Doit-on promouvoir le suicide ou les soins palliatifs ?
- Qu'est-ce que les soins palliatifs ?
- Un grand malade en souffrance perd-il toute dignité ? Est-il moins qu'humain, ou se perçoit-il comme moins qu'humain ?
- Notre destin est-il individuel ... ou collectif ?

Pierre Meur
***

Nombre de messages : 125
Age : 62
Date d'inscription : 27/07/2008

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Une fois de plus la question se pose sur l'euthanasie

Message  Rose le Dim 24 Aoû - 19:52

Pierre Meur a écrit:- Remy pensait-il qu'il devait demander la permission à Nicolas Sarkozy de mourir ?
bien sûr que non mais c'était au moins pour faire parler de son cas, un de plus, sans doute que ce jeune homme avait besoin de crier son désarroi et qu'il avait trouvé cette solution pour relancer le débat, d'ailleurs il le dit lui même, il souhaitait faire parler de son cas à titre d'exemple.....


- Quel est la durée de vie pour que la mort soit acceptable ? Être dans les statistiques ?
ce n'est pas une question de durée ou de statistiques mais une constatation de la réalité, si Rémy connaissait l'issue et les conséquences de son état, eh bien ça devait suffir à justifier sa volonté de mourir si tel était son souhait

- Y a-t-il un de nous qui échappera à la mort ?
sachant que personne n'échappe à la mort, est ce une raison pour aller jusqu'à l'ultime limite de souffrance?
Chacun a des limites différentes de souffrance, chacun devrait être en mesure de savoir si son échéance est arrivée, pourquoi compliquer une situation? Si Rémy voulait en finir, il avait ses raisons et il devrait être un devoir pour la société de respecter une telle volonté, ce n'est pas plus compliqué à mes yeux.

Si un jour je suis dans un cas de figure où je ne supporte plus ma souffrance, si mon état est sans remède autre que la souffrance et la dégradation et que je demande d'en finir, j'espère bien pouvoir mettre fin à ma vie moi même avant de ne plus pouvoir le faire, je ne voudrais que personne ait à subir une quelconque culpabilité.

- Si notre mort est déjà inscrite dans la centaine d'années à venir, est-ce que la mort est la solution pour soulager la souffrance ?
mais oui!!! la souffrance peut être intolérable, la mort peut être une délivrance.

- Avant que l'évidence de notre mort prochaine ne nous apparaissent, nous pensons-nous immortel ?
je pense que oui on se croit immortel tant que nous ne sommes pas confrontés à la maladie.... ça n'empêche pas de savoir qu'un jour nous mourrons.... c'est un sentiment étrange....

- Sommes-nous coupable de mettre des enfants au monde, puisque, ce faisant, nous les condamnons à mort ?
oh lala oui quel horreur, je ne connais pas ma réaction face à un tel problème, la conscience en prend un coup là, mais je crois, je dis bien, je crois, que si l'état de mon enfant demande une fin volontaire, peut être bien que je le ferai. Quel parent accepterait de voir son enfant en "légume" pendant des années.....?

- Doit-on promouvoir le suicide ou les soins palliatifs ?
sans être médecin, peut^on vraiment répondre à ça? il est évident que les soins palliatifs sont à préconiser bien entendu mais là encore il peut y avoir des cas particulier, violents, brutaux, inattendus qu'il serait urgent de raccourcir....

trop dures tes questions Pierre pale
avatar
Rose
*

Nombre de messages : 37
Age : 56
Date d'inscription : 08/08/2008

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Une fois de plus la question se pose sur l'euthanasie

Message  Pierre Meur le Dim 24 Aoû - 23:18

Rose a écrit:
Pierre Meur a écrit:- Remy pensait-il qu'il devait demander la permission à Nicolas Sarkozy de mourir ?
bien sûr que non mais c'était au moins pour faire parler de son cas, un de plus, sans doute que ce jeune homme avait besoin de crier son désarroi et qu'il avait trouvé cette solution pour relancer le débat, d'ailleurs il le dit lui même, il souhaitait faire parler de son cas à titre d'exemple.....

- Qu'est-ce qu'un exemple sinon un cas particulier ?
- Peut-on mesurer la souffrance ?
- La notion de souffrance peut-elle être exacerbé par le stress ?
- La voiture a été une bonne invention. Le trop grand succès de la voiture est un désastre. Si l'euthanasie est quelque fois justifiée, que dirais-tu si on instituait un degré de souffrance au delà duquel on "piquerait" les malades ?

Rose a écrit:
- Quel est la durée de vie pour que la mort soit acceptable ? Être dans les statistiques ?
ce n'est pas une question de durée ou de statistiques mais une constatation de la réalité, si Rémy connaissait l'issue et les conséquences de son état, eh bien ça devait suffir à justifier sa volonté de mourir si tel était son souhait.

- Nous savons tous que nous allons mourir, pourquoi nous obligerait-on à vivre ?
- La souffrance de Remy est-elle plus importante que la souffrance du suicidaire ?
- Pourquoi n'aide-t-on pas les suicidaires à mourir puisque tel est leur souhait ?
- Serait-ce parce que l'on considère que les suicidaires n'ont pas de raison valable de mourir ?

Rose a écrit:
- Y a-t-il un de nous qui échappera à la mort ?
sachant que personne n'échappe à la mort, est ce une raison pour aller jusqu'à l'ultime limite de souffrance?
Chacun a des limites différentes de souffrance, chacun devrait être en mesure de savoir si son échéance est arrivée, pourquoi compliquer une situation? Si Rémy voulait en finir, il avait ses raisons et il devrait être un devoir pour la société de respecter une telle volonté, ce n'est pas plus compliqué à mes yeux.

- La société a le devoir d'offrir une fin digne à la personne en fin de vie.
- La dignité a tout avoir avec la vie, et rien avec la mort. Un homme malade est-il moins digne qu'un homme bien portant ?

Rose a écrit:Si un jour je suis dans un cas de figure où je ne supporte plus ma souffrance, si mon état est sans remède autre que la souffrance et la dégradation et que je demande d'en finir, j'espère bien pouvoir mettre fin à ma vie moi même avant de ne plus pouvoir le faire, je ne voudrais que personne ait à subir une quelconque culpabilité.

- Et si quelqu'un te disait que tu n'as pas à souffrir et que ta dégradation ne fais pas de toi un monstre. Accepterais-tu que l'on soulage ta souffrance, même au prix d'une perte de conscience ?
- La mort n'est-elle pas une perte de conscience ?
- En quoi la perte de conscience par la mort serait-elle supérieure à la perte de conscience provisoire et médicamenteuse ?
- Quand ton enfant est malade, ne le soignes-tu pas avec amour ?
- Quand un homme est mourant, ne mérite-t-il pas d'être soigné avec amour ?

Rose a écrit:
- Si notre mort est déjà inscrite dans la centaine d'années à venir, est-ce que la mort est la solution pour soulager la souffrance ?
mais oui!!! la souffrance peut être intolérable, la mort peut être une délivrance.

- Est-ce que la mort est une délivrance ou l'absence de vie ?
- As-tu déjà ressenti une souffrance intolérable, ou l'as-tu imaginé ?

Rose a écrit:
- Avant que l'évidence de notre mort prochaine ne nous apparaissent, nous pensons-nous immortel ?
je pense que oui on se croit immortel tant que nous ne sommes pas confrontés à la maladie.... ça n'empêche pas de savoir qu'un jour nous mourrons.... c'est un sentiment étrange....

- Avant de vivre, nous ne savions rien de la vie. Avant de mourir, savons-nous quelque chose de la mort ?

Rose a écrit:
- Sommes-nous coupable de mettre des enfants au monde, puisque, ce faisant, nous les condamnons à mort ?
oh lala oui quel horreur, je ne connais pas ma réaction face à un tel problème, la conscience en prend un coup là, mais je crois, je dis bien, je crois, que si l'état de mon enfant demande une fin volontaire, peut être bien que je le ferai. Quel parent accepterait de voir son enfant en "légume" pendant des années.....?

- Quel parent accepterait de voir son enfant dans un cercueil ? Cela doit le suivre pendant des années.

Rose a écrit:
- Doit-on promouvoir le suicide ou les soins palliatifs ?
sans être médecin, peut^on vraiment répondre à ça? il est évident que les soins palliatifs sont à préconiser bien entendu mais là encore il peut y avoir des cas particulier, violents, brutaux, inattendus qu'il serait urgent de raccourcir....

- Peut-on répondre à Rémy sans être médecin ?
- Si tu devais voter pour ou contre l'euthanasie de Rémy, serais-tu compétente pour la voter ?

Rose a écrit:trop dures tes questions Pierre pale

- La mort et l'euthanasie ne sont-elles pas des questions trop "dures" pour que l'on soit catégorique ?

Tu vois, je te pose des questions plutôt que de te répondre. Cela t'aide à t'interroger toi-même. Je suis plutôt pro-euthanasie, mais je suis encore plus pro-soins palliatifs. Lorsque j'entend parler d'un cas comme celui de Rémy, je me pose beaucoup de questions. Malheureusement, c'est Rémy qui avait les réponses. Parfois, je me dis qu'il serait horrible que Rémy en soit arrivé à la conclusion "d'être en trop" en voyant la peine de ses proches. La vie peut être facile, et elle peut parfois être difficile, mais la vie, c'est la vie, ce n'est pas la mort.

La mort restera toujours un échec. Quand j'étais enfant, j'ai vu un oncle mourir du cancer dans son lit. J'ai vu ses yeux affolés quand il a vu le curé lui apporté l'extrême onction. J'ai vu sa poitrine décharnée qui cherchait désespérément de l'air. J'ai vu sa poitrine retomber pour ne plus se relever, et j'ai entendu le râle de la mort qu'il a poussé à ce moment-là. Un long souffle rauque ... puis plus rien. La souffrance reste la vie. La mort ... ce n'est plus rien.

J'ai aussi perdu un enfant. De cela je ne dirai rien.

Pierre Meur

Pierre Meur
***

Nombre de messages : 125
Age : 62
Date d'inscription : 27/07/2008

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Une fois de plus la question se pose sur l'euthanasie

Message  Rose le Mar 26 Aoû - 18:46

La voiture a été une bonne invention. Le trop grand succès de la voiture est un désastre. Si l'euthanasie est quelque fois justifiée, que dirais-tu si on instituait un degré de souffrance au delà duquel on "piquerait" les malades ?

Rolling Eyes qui parle de piquer les gens à tout va? Je te parle des cas où le malade a atteint son propre degré de tolérance à la douleur, évidemment qu'elle ne sera pas la même pour tous et tous les malades ne réclament pas non plus la mort, c'est pour cela qu'il faut tenir compte de l'avis du concerné, ça me semble tellement plus juste et respectueux que cette idée d'acharnement de la vie.


Nous savons tous que nous allons mourir, pourquoi nous obligerait-on à vivre ?
arrête de tout mélanger, on peut vivre très bien tout en sachant qu'on va mourir un jour voyons, par contre oui! pourquoi nous obligerait on à vivre dans un état de maladie avancée (je ne vais pas reprendre les termes que j'ai déjà écrit, on parle là de situations bien précises, de maladies sans issue dont la souffrance n'est plus "humaine"

- Pourquoi n'aide-t-on pas les suicidaires à mourir puisque tel est leur souhait ?
parce que les suicidaires ont encore la capacité de le faire eux mêmes, si on s'en réfère à Rémy, il pouvait le faire il l'a fait mais il voulait certainement mourir "l'âme en paix" comme le besoin d'une permission ou peut être le besoin de se déculpabiliser, à part le fait qu'il voulait relancer le débat, parce que peut être face à la souffrance, à cette volonté de mourir, il avait compris quelque chose, un sentiment incompréhensible pour ceux qui ne sont pas confrontés à une telle situation... je ne sais pas, j'essaye juste de comprendre.


-
La société a le devoir d'offrir une fin digne à la personne en fin de vie
.
justement je ne trouve pas digne de la société de laisser les malades en très grand souffrance agoniser, les aider à mourir (à la demande du malade) serait justement plus DIGNE

.....
avatar
Rose
*

Nombre de messages : 37
Age : 56
Date d'inscription : 08/08/2008

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

L'euthanasie !

Message  Darybrumes le Dim 31 Aoû - 11:15

-- Difficile de répondre à cette question, car chaque individu est différent :

Tout le monde n'a pas la même approche de la douleur.
Cette douleur peut être l'individu lui même, plus ou moins sensible.

Il existe une maladie (j'ai oublié le nom) où les personnes ne ressentent rien. C'est dangereux, car elles peuvent mettre la main sur une plaque allumée, la main brûle mais elles ne s'en aperçoivent pas. Vu le cas d'une fillette à qui il manquait une partie du nez car elle avait l'habitude de s'écorcher, d'arracher la chair... elle ne sentait aucune douleur.

A l'inverse il est impossible de frôler la peau d'une personne, la douleur est insupportable !!

Ce sont des cas extrêmes, mais entre les 2 il y a toutes les nuances.

Ensuite il y a l'entraînement (sportif ou autre. Si vous avez vu l'entraînement du GIGN, excellent documentaire, les limites du supportable sont dépassées. Peu d'élus) Il est certain que ceux-là, sont forgés à la souffrance. Maintenant, cette souffrance est-elle la même que celle qui vous cloue sur un lit ?

Celui qui se suicide, n'est ni un lâche, ni un héros. Il est arrivé à un point où le néant semble la seule issue. il n'a plus peur de la mort, puisque la vie est intolérable, au dessus de ses forces.

Quelqu'un qui a été dépressif, s'est approché de la mort. Il ne franchira le pas que dans le cas ci-dessus. Et rien ne l'arrêtera, car il y a un côté psychologique qui s'est mis en place (même si l'entourage est attentif -comme le cas de Solène la fille de Poivre d'Arvor).

La maladie, cancer et autres, détruit non seulement l'individu intérieurement, mais -s'il est lucide- il vit des moments terribles et il est peu de choses entre les mains d'un corps médical pour qui chaque jour est un jour gagné sur la mort, sans se préoccuper de l'état du patient.

Exemples : Une amie de mon fils, suite à un accident de voiture, est restée 22 ans dans le coma. Nourrie artificiellement, entretenue artificiellement. A 25 ans elle n'avait plus de cheveux, plus de dents, la peau sur les os. Si les premières années, les parents ont souhaité les soins, quand ils ont demandé l'arrêt de ceux-ci, le corps médical n'en a pas tenu compte "elle était jeune"... Souffrait-elle ? Nul ne le sait, elle ne pouvait pas bouger. Les parents ont été presque considérés comme des assassins. Elle a fini par mourir à près de 45 ans !
- Un parent proche a été hospitalisé pour une vague histoire de circulation du sang.. 2 ans plus tard, il est tranféré dans une "maison de retraite spécialisée" (3.000 euros par mois !). Où il est bichonné -on comprend pourquoi ! Il y est depuis plus d'un an. De temps en temps un séjour en clinique... Il ne peut plus marcher, mais pour éviter qu'il tombe, il est attaché à son lit. Il ne semble pas souffrir (?). Il parle difficilement. Il a presque toute sa tête. C'était un homme très intelligent, lettré, que pense-t-il de cet "acharnement thérapeutique ?"
On vient de fêter ses 96 ans ! Pour les 100 ans une grande fête est prévue !!!!!!
Et les soignants sont contents.
J'ajoute, qu'ayant été très économe, le capital ainsi constitué lui permet de faire face au "loyer" ! ainsi ses économies partent dans l'établissement. La sécu doit prendre en charge les soins ?

Personnellement je refuse cette fin déshumanisée. J'ai une lettre sur moi "pour le corps médical", j'en ai remis une à ma doctoresse, et une à mon fils, pour dire que je refusais tout acharnement. Juste un traitement contre la douleur, et qu'on pouvait prélever mes organes (pas de 1ère fraîcheur, mais enfin, ils marchent).

Lors de mon inscription sur ce site mon âge était indiqué, il me semble que je suis bien placée pour en discuter ! Et ce ne sont pas des paroles en l'air.(Je n'ai pas voulu que cet âge figure afin de ne pas faire fuir un futur membre (lol)

En juin, j'ai eu des problèmes "cardiaques" et pendant 3 jours les douleurs sont allées crescendo. Je me suis bien gardée d'appeler la toubib, j'étais sûre d'aller à l'hôpital. Je me suis dit "ou ça passe ou ça casse'. Le 4ème jour, accalmie, le soir presque plus rien.Comme le WE approchait je suis allée voir le médecin pour qu'elle me donne un "cachet " pour calmer (?) si ça revenait . Je vous raconte brièvement la suite : cardiologue, examens, scanner et c°. Tout en urgence. Le soir même j'étais en clinique. J'avais fait une petite embolie pulmonaire. J'étais partie pour un simple cachet et je suis restée près de 8 jours. Je vous dis, quand vous êtes dans leurs mains ! (J'ai des médecins dans ma famille, je connais leur optique, elle n'est pas la mienne).

Alors pour terminer : Si le patient a bien précisé ses intentions, famille,médecin avertis, il faut respecter son choix. 1) pas d'acharnement, ridicule quand on est âgé.
2) Euthanasie "cas par cas", (souffrance, traitements épuisés...), Conseil de médecins, un représentant de la santé ? un ou 2 membres de la famille pour qu'il n'y ait pas de problèmes par la suite.

Je n'ai pas peur de la mort, mais du passage, car je vois autour de moi...
L'anti douleur ? ce n'est pas encore dans les moeurs. "La souffrance indique que le corps réagit"! Ah, bon ! Le médecin veut il prendre la place du patient ?

Donc, prudence, précautions OUI, mais il y a des limites. La nature aurait depuis longtemps tranché !

(je mettrai ailleurs ce court séjour en clinique. Ici c'est sérieux, et je ne le suis pas toujours. Vous croyez que c'est agréable de discuter sur ce sujet ? Vous ne m'y verrez pas souvent. J'ai dit ce que j'avais à dire !)

Darybrumes

Nombre de messages : 17
Age : 48
Date d'inscription : 25/08/2008

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Une fois de plus la question se pose sur l'euthanasie

Message  Charlestone le Ven 5 Sep - 11:10

(Ce que j'ai écrit sur cette histoire dans PhiloZamis le 15 aout 2008)
Je ne suis pas pour donner la mort ni pour Rémy ni pour un autre. Il y a quelqu'un qui a le droit a la vie et a la mort, laissons lui ce droit. Maintenant, que Rémy se suicide suite a un "refus" du Président pour qu'on lui "permette de mourir", c'est un acte délibéré et personnel. Il ne serait pas judicieux et même humain de permettre a des parlementaires de légiférer, ni aux juristes de concevoir des lois, ni aux médecins d'exécuter des sentences, ni aux parents de décider de la mort de leurs proches….
La souffrance fait partie de notre vie. De notre destin.
Jésus-Christ a souffert aussi. La souffrance, il sait ce que c'est. Dieu aussi a souffert, il a laissé son Fils Jésus-Christ mourir sur la croix…
La question de la souffrance reste délicate et complexe. Cependant, une chose est certaine : Dieu demeure "un refuge au jour du malheur" (Jérémie, chapitre 17, versé 17). Permettez-moi aussi de vous raconter ce que Joseph avait dit à ses frères qui lui voulait du mal : " Vous aviez médité de me faire du mal: Dieu l'a changé en bien (Genèse, chapitre 50, versé 20) ". Ce sont des paroles de Prophète, nous devons croire en Dieu, on ne sait jamais! Dieu est Le Très-Miséricordieux et Le Tout-Miséricordieux

Si je cite des versés de la bible ou raconte l'histoire de Joseph, ce n'est pas par prosélytisme, mais pour montrer que la vie a des attaches mystérieuses à mon sens. On connait beaucoup d'histoire, ou des malades ont été guéris par la force d'y croire à la vie....uniquement la force d'y croire à la vie. On appelle celà un "miracle". Et c'est de cela que j'insiste le plus...
avatar
Charlestone

Nombre de messages : 17
Age : 62
Date d'inscription : 04/09/2008

Voir le profil de l'utilisateur http://charlestone.forumchti.com

Revenir en haut Aller en bas

Euthanasie !

Message  Darybrumes le Ven 5 Sep - 18:36

Ah ! Charly, mon Prince du désert... (pour ceux qui ne le savent pas, nous nous adorons !!!)

J'admire ta foi, comme celle de Rénal, tu sais que je la respecte et que je ne dirai jamais quelque chose contre.

Je sais que tu es le premier à t'insurger contre ces agressions au nom de Dieu. En dehors de la mythologie grecque ou romaine, un Dieu est bon, il s'occupe des faibles et tend sa main, même au pêcheur. Tu connais la bible mieux que moi. J'ai le Coran traduit en français, mais que pourrais-je en dire ? N'ayant pas cette foi qui t'anime je n'ai pas accès à ces écrits.

Donc, je m'abstiendrai de tout commentaire, pourtant je suis prudente... tu en connais les raisons !

Je ne parlerai pas d'euthanasie dans le sens donner la mort, assassiner quelqu'un (et là j'exclu ceux qui au nom de leur foi, tuent ! c'est en totale contradiction avec cette foi elle-même. Ce sont des hommes qui manipulent les textes, à leur convenance).

Avant de parler d'euthanasie, il y a "l'acharnement thérapeutique" et c'est ça que je combat de toutes mes forces. Si on part du principe que Dieu est tout puissant et que c'est lui qui décide, pourquoi infliger au malade des remèdes, des soins (?), qui le prolonge dans de mauvaises conditions ?

Je revois le petit vieux, carrément dans l'âtre de la cheminée, enveloppé dans des couvertures. On lui portait à manger, puis on le couchait, une petite toilette, ainsi tous les jours jusqu'à ce qu'il "s'éteigne". C'était son heure ! Pour les douleurs il y avait je crois le laudanum, seul calmant à disposition, à base d'opium.Mais rien ne le prolongeait artificiellement.

C'est très bien d'avoir trouvé des moyens pour allonger la vie mais il faut que ce prolongement soit DANS DE BONNES CONDITIONS. Vous avez encore l'habitude de garder les personnes âgées près de vous. Tout l'entourage est présent et se partage les tâches (souvent très difficiles).

La vie moderne fait que le foyer comme autrefois n'existe plus. Tout le monde travaille à l'extérieur (c'est souvent moins pénible qu'entretenir une maison et s'occuper des enfants). Alors que faire des vieux, des handicapés? il y a des maisons "spécialisées" (véritables mouroirs, normal et pour cause, établissements spécialisés qui prennent en main ces handicapés de la route ou de naissance). Quelques fois ils sont mieux que s'ils étaient dans leur famille, ce sont des charges difficiles à supporter, même s'il y a de l'amour.

Là où je m'insurge c'est l'acharnement à faire vivre à tout prix. Ce n'est plus Dieu pour certains -ou la nature pour d'autres- ce sont des humains qui ont la possiblité de prolonger cette vie quand elle n'en est plus une. A coup de perfusions et autres...

Alors oui, débrancher ce lien qui n'a pas sa raison d'être. Tu me connais suffisamment Charly, pour savoir que j'aime la vie, mais tu sais aussi que la grabataire ce n'est pas pour moi. ou alors je n'aurais plus ma tête ! Tu me vois sans surfer ?

Darybrumes

Nombre de messages : 17
Age : 48
Date d'inscription : 25/08/2008

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Une fois de plus la question se pose sur l'euthanasie

Message  Charlestone le Ven 5 Sep - 20:13

Darybrumes a écrit:Ah ! Charly, mon Prince du désert... (pour ceux qui ne le savent pas, nous nous adorons !!!)
Je confirme !
Darybrumes a écrit:Avant de parler d'euthanasie, il y a "l'acharnement thérapeutique" et c'est ça que je combat de toutes mes forces. Si on part du principe que Dieu est tout puissant et que c'est lui qui décide, pourquoi infliger au malade des remèdes, des soins (?), qui le prolonge dans de mauvaises conditions ?
Si un être humain pourrait expliquer pourquoi Dieu ne fait rien contre la souffrance , alors il se serait mis au niveau de Dieu le tout puissant. Et il pourrait alors tout expliquer et tout contrôler...Cela fait partie des limites des être humains que Dieu a voulu ainsi (un être fragile). La réponse divine a nos souffrances existe surement, mais elle n'est surement pas rationnel (pour nous). Cela pourrait être des tests sur terre. S'il n'y avait pas de souffrance on se poserait jamais la question si Dieu existe ou pas ou pourquoi il a crée cela ou ceci !
N'oublions pas les phrases de Jésus : "bien-heureux ceux qui pleurent car ils seront consolés" (Evangile de Matthieu 5:4). La reconnaissance de la souffrance par les êtres humains ferait que Dieu les consolerait...
Darybrumes a écrit:C'est très bien d'avoir trouvé des moyens pour allonger la vie mais il faut que ce prolongement soit DANS DE BONNES CONDITIONS. Vous avez encore l'habitude de garder les personnes âgées près de vous. Tout l'entourage est présent et se partage les tâches (souvent très difficiles).
C'est l'égoïsme de l'être humains qui fait qu'une personne âgée est abandonnée a son sort par ses proches. C'est vrai que nous gardons toujours nos parents avec nous, mais cela est surement dû a un certain attachement a notre religion, du moins en partie, le reste vient peut être de nos coutumes ancestrales.
Darybrumes a écrit:La vie moderne fait que le foyer comme autrefois n'existe plus. (...) Quelques fois ils sont mieux que s'ils étaient dans leur famille, ce sont des charges difficiles à supporter, même s'il y a de l'amour.
Il faut éviter d'être l'esclave de la vie moderne. Nous devons lutter pour préserver l'humanisme qui est en nous. Et, nous pouvons le faire, puisque certains milieux hospitaliers en occident favorisent ou privilégient la possibilité de garder les personnes âgées chez eux moyennant une assistance a domicile...C'est mieux que rien !
Darybrumes a écrit:Là où je m'insurge c'est l'acharnement à faire vivre à tout prix. Ce n'est plus Dieu pour certains -ou la nature pour d'autres- ce sont des humains qui ont la possibilité de prolonger cette vie quand elle n'en est plus une. A coup de perfusions et autres...
C'est aussi une façon de résister a la mort. Cela peut marcher (les exemples existent, des malades qui ont survécus alors qu'on disait condamnés).
Darybrumes a écrit:Alors oui, débrancher ce lien qui n'a pas sa raison d'être. Tu me connais suffisamment Charly, pour savoir que j'aime la vie, mais tu sais aussi que la grabataire ce n'est pas pour moi. ou alors je n'aurais plus ma tête ! Tu me vois sans surfer ?
Ne pas brancher du tout aurait été mieux et plus naturel! (ce qui n'est pas logique si on aime la vie). La confiance en la vie est la meilleure thérapie...

Dieu promet lorsqu'il dit:"Certes, nous vous éprouverons par quelque terreur, par la faim, par une diminution de vos biens, dans vos personnes, dans vos récoltes.(prophète)! Annonce la bonne nouvelle a ceux qui patientent, a ceux qui, lorsqu'un malheur les frappe disent: "Nous sommes a Dieu et c'est a Dieu que nous retournerons", sur eux s'étendront les bénédictions et la miséricorde de leur seigneur. Ceux-là sont dans la bonne voie." Coran 2/155-157
avatar
Charlestone

Nombre de messages : 17
Age : 62
Date d'inscription : 04/09/2008

Voir le profil de l'utilisateur http://charlestone.forumchti.com

Revenir en haut Aller en bas

Re: Une fois de plus la question se pose sur l'euthanasie

Message  Darybrumes le Sam 6 Sep - 8:19

Ah Charly, j'admire ta foi inébranlable ! Malgré tout, tu aimes bien la mécréante que je suis.

Je ne conteste pas les progrès importants faits par l'homme en médecine entre autres. Des êtres ont souffert (un moine parmi eux) pour être les cobayes dans les transplantations du coeur. Aujourd'hui c'est une opération pratiquée assez facilement.

Je ne conteste pas non plus qu'un individu souhaite vivre à n'importe quel prix. Mais on doit accepter que son contraire puisse en décider autrement. L'homme à peur de la vieillesse et a surtout peur de la mort. Croyant ou pas.

On peut aimer la vie et ne pas avoir peur de la mort. Ce qui est mon cas et celui de beaucoup d'autres. Alors nous demandons le "raisonnable". Déjà vieillir ce n'est pas drôle. Voir son visage, sa silhouette, son intellect... se modifier. Diminuer chaque jour. Ne plus pouvoir faire ce que l'on faisait autrefois. Je n'énumère pas, ça donne le cafard !

Quand la souffrance s'en mêle, que celle-ci devient intolérable, doit-on malgré tout, obliger le patient à subir des traitements qui le maintiennent en vie, alors qu'il est justement en fin de vie. Ce n'est plus Dieu qui dirige, mais les hommes qui se substituent à Lui.

Dans les cas d'accident grave, le cas est un peu différent, mais quand les dégâts sont irréversibles (comme je l'ai dit dans un précédent message) est-il normal de prolonger cette vie qui n'en est plus une ? Sans les machines la personne serait morte normalement depuis longtemps.

Se remettre d'un coma ? tu parles de cas isolés, très exceptionnels, alors que des millions de personnes sont concernées. On peut se remettre d'un coma de quelques jours, déjà quelques semaines il reste des séquelles importantes, alors 22 ans... toutes les fonctions sont irrémédiablement abîmées. Justement, les appareils aujourd'hui permettent de contrôler l'importance des dégâts. Je conçois qu'on s'acharne quand le patient est jeune, mais il devrait y avoir des limites.

Si le patient est conscient il est en droit de ne pas souhaiter cet acharnement Pourquoi le lui refuser ? A la souffrance physique s'ajoute la souffrance morale. Je comprends ce jeune homme qui se voyait chaque jour descendre d'un cran dans l'horreur, conscient de ce qui l'attendait. Tu imagines cette douleur depuis des années ? Qu'avait-il fait pour subir une telle épreuve ? Il savait qu'inéxorablement la mort était au bout, lui seul était en droit de décider. Il a préféré devancer, tant qu'il pouvait un peu bouger, comprenant que personne ne l'aiderait.

Un croyant ne peut avoir peur de la mort puisqu'il sera enfin auprès de celui qu'il vénère. Il est entre ses mains ? Alors il lui fait confiance et ne demande pas aux hommes de s'interposer et retarder ce Jour qui doit être une félicité pour lui.

Nous avons fait des progrès en médecine (pour ne parler que d'elle) mais l'homme perd la notion justement de cet être humain, qui n'est qu'un maillon de la chaîne.

Je crois que c'est mon droit de refuser cette obligation de vivre à n'importe quel prix. Je souhaite une vie normale, pas attachée à mon lit avec des trucs dans les bras, être lavée comme un bébé, appeler vainement l'infirmière occupée par ailleurs pour me donner un calmant où autre... Seule, (la famille ne peut être présente continuellement, et si ça dure trop, plus tellement envie de voir cet être décharné qu'elle ne reconnaît pas) !

Des conversations comme ça ne remontent pas le moral !

T'inquiète pas, mon tonus revient vite... Demain ? on verra... je suis prête. Je souhaite seulement prendre une fusée (mon rêve) et pas un train de marchandises...

Darybrumes

Nombre de messages : 17
Age : 48
Date d'inscription : 25/08/2008

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Une fois de plus la question se pose sur l'euthanasie

Message  Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum